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Je ne suis pas esclave de l'esclavage qui déshumanisa mes pères
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Installation (dessin et gravure sur plaque de paraffine - peinture à l’huile - dessin sur papier - table - gravure sur métal - bibliothèque)- 2017

Installation pensée en dialogue avec Elise Girardot - commissaire indépendante

Comment faire jaillir une image ? De la peinture au dessin préparatoire sur papier puis au dessin gravé, ce portrait décliné en plusieurs étapes et techniques rend hommage à une pensée libératrice, celle de Frantz Fanon. Au centre de l’installation, le portrait en paraffine est à scruter. La matière grattée devenue brillante révèle l’image et invite le spectateur à une contemplation active. Il cherche l’angle de vue adéquat pour observer les contours puis les détails du portrait de Frantz Fanon. L’usage de la paraffine comme matière de lumière résonne avec la pensée de ce psychiatre et essayiste français né en 1925 en Martinique. Durant toute sa vie, Fanon transmet un éclairage sur une idéologie encore omniprésente, le colonialisme. Impliqué dans la lutte pour l'indépendance de l'Algérie, il est l'un des fondateurs du courant de pensée tiers-mondiste. Par ses écrits, il cherche à analyser les conséquences psychologiques de la colonisation à la fois sur le colon et sur le colonisé.

 

À la frontière entre l’espace de vie et l’atelier, l’installation Je ne suis pas esclave de l’esclavage qui déshumanisa mes pères propose de rendre visible le processus de recherche.

 

texte Elise Girardot